Appel à participants
Ce projet s’offre à tous ceux qui veulent saisir l’occasion de participer à la création d’une œuvre musicale originale avec un compositeur vivant et engagé. C’est ouvert à tous - il n’est pas besoin d’avoir des connaissances en musique-. Les répétitions (une par mois en 2010) aboutiront à la création d’une série de trois concerts gratuits début février à l’Espace Lumière d’Epinay-sur-Seine.
La prochaine répétition aura lieu le dimanche 19 septembre 2010 au Conservatoire de Saint Denis.
Si vous voulez faire partie de cette expérience, ou en savoir plus,
appelez Victor au 01 48 20 12 50
ou écrivez à museboule10@wanadoo.fr
Pour vous renseigner sur le travail de Nicolas Frize, consultez notre site internet www.nicolasfrize.com
« Je ne sais pas… », un projet de création artistique et musicale autour de la traduction
Chacune des œuvres de Nicolas Frize s’appuie sur un processus de travail construit très en amont et associe des personnes étrangères à la musique contemporaine ou à la création en général ainsi que des intellectuels.
Cette création se construit entre plusieurs villes de la Seine Saint-Denis avec la participation de leurs habitants. Trois concerts auront lieu à l’Espace Lumière d’Épinay-sur-Seine les 5, 6 et 7 février 2011 (entrée libre).
Une centaine d’amateurs de tous les âges et venant de milieux sociaux, culturels et professionnels différents composent le grand chœur. Cette rencontre de personnes d’horizons étrangers est le point de départ d’un travail expérimental et collectif.
Les premières répétitions ont la forme d’ateliers dans lesquels les participants sont invités à réfléchir et à participer à l’expérimentation musicale des thèmes de la création. À partir de ces expériences, Nicolas Frize poursuit l’écriture de la partition.
Les choristes sont amenés à chanter, à parler diverses langues, à créer des sons et à jouer d’objets sonores aux côtés d’une quinzaine d’interprètes professionnels, dont cinq chanteurs et une dizaine d’instrumentistes.
Les premières répétitions ont lieu le 27 juin, puis le 19 septembre, un dimanche par mois (sauf l’été) jusqu’à la fin de l’année 2010, et plus souvent à l’approche des concerts (janvier et février 2011).
À l’approche des concerts, le grand chœur sera rejoint par les musiciens et chanteurs professionnels pour des répétitions collectives.
D’autres interprètes feront également partie de la création : le danseur et chorégraphe Jean Guizerix, avec une chorégraphie pour lui-même et deux enfants et des dessinateurs qui seront au travail pendant le concert.
Sur la traduction
Il y a toujours quelque chose chez l’autre à laquelle je n’accède pas, quelque chose que je ne sais pas de l’autre, que nos échanges ne me permettent pas d’atteindre, ni de comprendre. Tout ce que nous percevons, tout ce que nous vivons restera une énigme. Une quantité de choses sur lesquelles nous n’arrivons pas à mettre des mots restent intraduisibles. La langue invente, recrée, fictionne et s’arrête, bien sûr, devant l’indicible.
Nous avons aussi d’autres langages, nous traduisons notre vécu avec le corps (mimes, gestes), avec d’autres techniques : musique, peinture, danse… L’œuvre d’art s’exerce à travailler l’énigme en déplaçant les relations entre le sens et la sensation. Elle vise à rendre perceptible une expérience.
Je me traduis moi-même.
L’auditeur, lui aussi, agit en traducteur.
Il n’y a pas de sens unique ni original, mais une quantité de traductions de sens qui voyagent, se croisent, se confrontent, se transforment mutuellement : tout s’entre traduit collectivement.
Le sens peut aussi nous quitter. Nous accepterons alors de nous abandonner à l’expérience purement sensible, à l’écoute de l’inconnu…
Cette transmission insatisfaisante, cet échange inachevé ouvrent la voie à un champ de promesses et de possibilités inespérées.
Des manifestations parallèles à Saint-Denis
Avant la création musicale, des manifestations auront lieu dans trois lieux culturels de la ville de Saint-Denis pendant le week-end du 17 décembre 2010 (entrées libres) :
La danse des traductions – cinéma L’écran, vendredi 17 décembre 2010 à 19h30 et 21h
Cette première soirée présente de façon ludique des associations entre divers langages et traductions. Des projections de courts-métrages ou d’extraits de films sont associées à des interventions dans la salle : un film muet, un autre sur le langage des signes, un film étranger avec traduction simultanée sur scène, une chorégraphie sur les signes, une audio description d’un film pour non-voyants en direct…
Conversations inouïes – musée d’Art et d’Histoire, samedi 18 décembre 2010 à 18h
Deux groupes de jeunes artistes font chacun une et plusieurs peintures successivement, sur de grands supports, se répondant, se traduisant, dialoguant. Ces « conversations » se font dans un silence propre à l’écoute de leur langage non verbal, favorisant la concentration (tant du public comme des dessinateurs).
Sur le bout de la langue – Théâtre Gérard Philippe, dimanche 19 décembre à 16h
C’est une conférence - concert de langues : sept personnes étrangères interviennent tour à tour avec un court récit. Des langues lointaines, inconnues, des sonorités étonnantes dévoilent leur musicalité au public qui n’en perçoit pas le sens. Une présentation synthétique (en français) introduit le thème du récit. Celui-ci devient ensuite un monologue incompréhensible de sonorités, ouvert à toutes interprétations, et stimulant l’imagination, comme une promesse. Le public repart avec un petit livret dans lequel sont écrits dans la langue originale et en français, les textes qu’il vient d’écouter.