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Histoire de l’éducation populaire


Kif - kif le jeu...


un jeu proposé par l’AFEV sur les inégalités de traitement des filles et des garçons dans leur éducation..



Kif-kif le jeu…

Et si on jouait ?…

C’est la proposition que nous avons fait le 29 mars dernier à 13 élèves de quatrième du collège Henri Barbusse de Saint-Denis.

Un jeu de l’oie

Notre jeu de l’oie, à taille humaine, réalisé en carton, visait à sensibiliser les jeunes rencontrés à cette occasion aux inégalités de traitement des filles et des garçons dans leur éducation.

A cet effet, nous avions préparé autour de cinq grands thèmes (loisirs, émotions, famille, école et métiers) des questions n’appelant aucune réponse précise ni pré décidée. Le but étant de provoquer la discussion avec les jeunes, et de les impliquer directement dans le débat par un biais ludique.

Les jeunes présents se sont rapidement prêtés au jeu y prenant visiblement goût. Nos doutes et inquiétudes quand à leurs réactions face aux questions préparées se sont alors, parallèlement, évanouis devant l’intérêt de leurs réponses, et l’envie de chacun/chacune de partager son avis avec les autres.

Préjugés et stéréotypes

Certaines questions ont provoqué des réactions à la fois drôles sur le moment, et à la fois révélatrices des nombreux préjugés et stéréotypes qui circulent communément sur les deux genres. Les discussions animées, sont restées courtoises et ouvertes.

Ainsi, si pour certains, ce sont les femmes qui doivent s’occuper de la maison « parce qu’elles sont faites pour ça, pour s’occuper du mari et des enfants pendant que le mari travaille pour gagner de l’argent et nourrir la famille », pour d’autres, cette séparation sexuée des tâches n’a pas lieu d’être et n’est pas justifiable.

Case suivante : « décode cette image », leur description d’un dessin représentant une femme d’affaire sans que cela ne soit notifié, révèle une facilité à ranger dans la catégorie institutrice ou secrétaire cette image de femme au cartable !

Plus habitués à s’exprimer en public, les garçons, bien que moins nombreux que les filles, ont beaucoup participé au débat. Une fois les garçons partis, après le jeu, les filles ont exprimé plus facilement leur ressenti, décrivant une violence et un manque de respect fréquent à leur égard au collège, comme en dehors de celui-ci.

Enfin, la question finale de la case égalité : « si vous étiez un super héros avec pour mission de prendre des mesures pour instaurer une réelle égalité entre filles et garçons, que feriez-vous ? » a vu naître des propositions surprenantes telles que l’hypnose « pour que tout le monde fasse pareil » ou « l’interdiction pour les garçons de frapper les filles » ; révélant une grande envie de respect commun et de changement « des règles de vie ».

A suivre

Au terme de deux heures de jeu, ayant permis aux jeunes participants d’envisager l’inverse de leur pensée et de confronter leurs idées, d’imaginer d’autres façons de vivre, nous nous sommes séparés.

Pour continuer cette expérience, et prolonger le débat, nous avons par la suite, en accord avec la principale du collège, décidé de retourner discuter du même sujet en classe avec les élèves rencontrés.

Prochains rendez-vous...

- 16 juin : fête de quartier Basilique, à Saint Denis
- 30 juin : fête de quartier Floréal à Saint Denis



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Auteur(s)



AFEV, Association de la Fondation Etudiante pour la Ville 

L’Association de la Fondation Étudiante pour la Ville a vu le jour en 1991 grâce à trois étudiants partageant un double constat :
- d’une part, peu d’étudiants s’investissaient au quotidien dans leur ville alors qu’ils étaient capables de se mobiliser autour des grandes causes de l’époque
- et, d’autre part, les besoins en matière de solidarité de proximité étaient très importants.
Les initiateurs de l’AFEV ont convenu qu’il fallait permettre aux étudiants de devenir des acteurs incontournables de leurs villes et leur proposer un outil adapté à leur mobilisation : l’AFEV était née sous la forme d’une association de loi 1901, agréée de jeunesse et d’éducation populaire et complémentaire de l’enseignement public
Depuis 15 ans, à nos côtés, 60 000 étudiants ont donné deux heures de leur temps chaque semaine pour accompagner un enfant ou un jeune en difficulté scolaire dans les quartiers populaires.

C’est dans une démarche d’éducation populaire et de développement local que l’AFEV réalise tout au long de l’année des actions d’accompagnement éducatif et soutient des initiatives citoyennes avec et en direction des jeunes issus de quartiers en difficulté.


Contact coline.berlaud@afev.org
Site web http://www.afev.org/


Cet article repond au(x) mot(s) clé :
démocratie, citoyenneté 
enseignement, apprentissage, formation, insertion 
prévention, santé, social 
jeux, jouets