L’origine du manifeste.
Dès les premières réunions pour un réseau d’éducation populaire initiées par le Conseil général de la Seine-Saint-Denis, la volonté d’un manifeste de l’éducation populaire était palpable.
Le 15 septembre 2005, Claire Pessin-Garric, Vice-présidente en charge du personnel, de la culture, de la culture de la paix et de l’éducation populaire, proposait une trame aux acteurs de l’éducation populaire réunis ce jour là.
De leurs côtés, les associations se référaient à un texte, "l’appel pour une démocratie plus participative", écrit par trois d’entre elles — la Fédération départementale des centres socioculturels, l’Association départementale des Francas et la Fédération départementale des Oeuvres Laïques — à l’issue des élections présidentielles de 2002.
(Voir ce texte dans la même rubrique).
La méthode de travail.
Nous avons donc travaillé à partir de ces deux textes :
Pour chacun de ces deux textes , nous avons dégagé les éléments clés que nous souhaitions conserver ou développer et nous avons échangé sur chacun de ces éléments.
Plusieurs d’entre nous ont travaillé de leur côté, à partir de leur réalité, et nous avons confronté, puis fusionné ces propositions..
Les échanges que nous avons eus autour du manifeste ont mis en évidence des éléments que nous souhaitions retravailler, en particulier autour de la question du débat démocratique :
Ce manifeste doit permettre de se reconnaître dans des valeurs et dans des objectifs.
Il faut prendre en compte la tension qu’il peut y avoir entre la volonté de justice sociale et la méthode démocratique, tension sur laquelle l’éducation populaire doit travailler. Construire avec d’autres c’est prendre le risque de ne pas toujours aller dans la direction que l’on souhaite.
Cela nécessite également un questionnement des approches politiques autour la construction de la parole, de sa structuration…
Ce manifeste a alors été mis en débat, les membres du réseau, les acteurs qui y avaientt tout particulièrement travaillé ne voulant pas que l’écriture d’un tel manifeste se limite à leur participation.
Chacun a donc été invité à poursuivre le travail en proposant des ajouts, des corrections, des pistes...
Aujourd’hui, ce manifeste est la référence commune des acteurs du Réseau de l’éducation populaire en Seine-Saint-Denis